21 septembre 2011

les animaux de ferme, rapport du docteur Imamoto

Imamoto Shigeki, le docteur vétérinaire de Nara, qui avait rêvé de la "sanctuary farm" où les animaux de ferme pourraient tout du moins être laissés en vie, commente en image et vidéos la lente mort infligée aux animaux de ferme qui n'ont pas été libérés de leur étable.Miniature  Présentation du 28 aout, remémorant les faits depuis le 11 mars.

1ère partie commenctée ci-dessous. Les photos parlent d'elles-mêmes.

http://www.youtube.com/watch?v=wL3hYYmiHDU&feature=related

 Les vaches, cochos, poulets...tous ont été laissés à une mort certaine, sans même être euthanasiés, malgré certains articles dans la presse, donnant bonne conscience aux autorités.

 

Le règlement étant de saupoudrer de chaux et bâcher les corps avant putréfaction, vous verrez que non seulement cela n'a pas été fait dans ces fermes, et la plupart des lieux que le vétérinaire Imamoto a visités, mais que malgré ses nombreux appels au Ministère de l'agriculture et des forêts, personne n' a bougé, attendant leur extinction totale dans des conditions inhumaines.

 

Imamoto, a un moment donné, alors qu'il donne à manger dans un seau à une vache ne pouvant plus bouger: 

"Le fait de nourrir cette pauvre bête qui va sûrement mourrir n'est qu'un fait de mon égo, pour me dire que j'aurai fait quelque chose, car il n'y a rien que je ne puisse faire, c'est trop tard."  

Dans la première partie de sa présentation sur la situation des animaux dans la zone fermée, il se souvient, alors qu'il avait mis la main sur le manuel d'évacuation d'urgence, qu'il était notifié d'évacuer les animaux de compagnie également. Lorsqu'il en a parlé aux autorités (in)compétentes à Fukushima, celles-ci ont répondu que cela n'était  pas prévu pour le cas d'un accident nucléaire!

ah bon!? Alors que la bannière à l'entrée de cette rue commerçante déclare:

"l'énergie nucléaire, pour un avenir heureux"

Les routes ont été dégagées par le Jieitai, la force de Défense du Japon, permettant la circulation  à nouveau dans cette zone.

Les dommages ont été étendus jusque Aomori à 400 km au nord de Fukushima tout au long de la côte. Imamoto se dit que la reconstruction doit se faire sans pression, petit à petit le long de cette côte, sans grand projet d'aménagement, car cela amène une trop forte pression aux personnes sinsitrées.

 

15 avril, Minami Sôma: rencontre avec cet homme habillé en noir, qui demande à Imamoto d'évacuer les chevaux ayant survécu, ceux-mêmes qui paradent lors du Festival connu de tout le Japon (oubli de ma part!), et qui sont "sacrés", faisant partie du patrimoine cuylturel du japon. Imamoto a fait une demande auprès du Maire de Sôma, M. Sakurai.

La discussion a porté fruit, non le tsunami n'aura pas emporté jusqu' à la culture profonde de cette région, le 5 mai, les chevaux seront évacués. Les mesures de radiations (extérieures) indiquant "0", 29 chevaux, dont celui du Maire sakurai, ont pu être évacués

Imamoto:" Puisque je suis vétérinaire, ma mission, en tant que bénévole était de non seulement sauver les animaux, mais comme je l'ai compris plus tard, de protéger ceux qui protégeaient les animaux."

Certains bénévoles dans cette zone d'exclusion se chargent de les sortir de la zone, mais comme on le voit sur cette photo (cheval blessé aux jambes avant), notre travail est aussi et surtout de les soigner. Tout cela répondait à une attente profonde des habitants. "

2ème partie:Miniature

http://www.youtube.com/watch?v=38wyGgNTisU&NR=1

 

Lors de sa visite à "M bokujo", une ferme de vaches "à viande", (aaah, comme je déteste cette expression!), après un mois, le 15 avril, les vaches  étaient encore en liberté; inquiet, car elles n'étaient pas nourries ou abreuvées, il appelle  le Ministère de l'agriculture et des  fôrets, leur demandant ce qu'ils comptaient faire...

"Tu veux  sauver leur vie, mais as-tu déjà élevé un animal de ferme, ce que tu fais a pour effet de blesser les éléveurs", lui a dit une autre personne. "Moi je souhaite qu'elles vivent", mais dans une situation où personne n'est autorisé à entrer, comment mettre en place des moyens de les soulager?

Un autre éleveur lui confie: "moi je ne souhaite que les nourrir une dernière fois"...

difficiles problêmes de conscience et tortures morales qui auraient peut-pêtre pu être évités, c'est ce que certains comme Imamoto et d'autres de bonne volonté, et moi-même, je le crois.

Le reste de la vidéo montre le déclin lent de tous ces animaux.

Là, je me tais



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